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Rapport au Club de Rome sur les limites à la croissance

Le premier rapport au Club de Rome a été le résultat d’un travail scientifique de modélisation de l’état de la planète en vue de prévoir, d’une manière macroscopique, comment il pouvait évoluer et tester plusieurs scénarios correspondant à des paramètres différents du modèle.

La modélisation utilisée a fait appel à une méthode systémique que l’on appelle la “[dynamique des systèmes](https://fr.wikipedia.org/wiki/Dynamique_des_syst%C3%A8mes)” (systems dynamics). Le modèle créé s’appelle [World3](https://fr.wikipedia.org/wiki/World3). Il modélise :

  • le système alimentaire
  • le système industriel
  • le système démographique
  • le système de ressources non renouvelables
  • le système de pollution

ainsi que toutes les interactions entre ces systèmes. Les données de l’époque ont été entrées comme paramètres, et la simulation a permis de produire des résultats pour les années suivantes, ayant conclu que si rien n’était fait (poursuite du scénario ”business as usual”), il fallait s’attendre à un effondrement rapide et passif de la population aux alentours de 2030, suite à des causes multiples (trop de pollution, pas assez de nourriture, plus assez de ressources…)

Des scénarios ont été imaginés où l’on simulait une réaction de l’humanité sur certains des paramètres : tous conduisaient au même effondrement (appelé en dynamique des systèmes ”overshoot and collapse”). Seul un scénario permettait une baisse légère de la population suivi d’une stabilisation, mais imposait des mesures drastiques sur les 5 systèmes modélisés, à l’échelle internationale, avant les années 1980 (rappelons que le rapport est sorti en 1972). Au-delà de point de non retour, l’effondrement n’était plus évitable. Le rapport fut fortement critiqué à sa sortie et aucune mesure n’a été prise, dans aucun des domaines prescrits, à hauteur de ce qui était nécessaire.

Le modèle a été ensuite revu par deux fois (en 1991 et 2000) pour être mis à jour avec les mesures récentes. Ceci a permis de comparer la situation mondiale aux prévisions de l’époque afin de vérifier, a posteriori, la validité de celles-ci. Il s’avère que la réalité a très bien suivi les prévisions, permettant ainsi de renforcer la validité du modèle. Quelques paramètres ont pu être mis à jour pour l’affiner. Les prévisions confirmées étaient celle du scénario ”Business as Usual”.

Pour aller plus loin