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Comment commencer ?

« Ne doutez jamais du fait qu'un petit nombre de citoyens réfléchis et déterminés peuvent changer le monde. En vérité, c'est la seule chose qui ait jamais réussi. » Margaret Mead

Tout changement commence par une ou deux personnes qui en rassemblent quelques autres et décident, ensemble, de s'attaquer "au reste".

Si on ne peut espérer organiser la transition écologique de toute une nation (même en étant au pouvoir...), l'organiser à une échelle plus locale semble bien plus raisonnable... et atteignable ! Après tout, avant l'avènement du pétrole et de la mondialistion qui a suivi, nos sociétés n'étaient composées que de petits villages, des petites villes, qui vivaient en autonomie avec quelques échanges épisodiques et modérés ; la majorité des métiers étaient pratiqués localement et les ressources nécessaires étaient majoritairement de provenance locale.

Au lecteur qui souhaiterait se lancer, nous recommanderions donc :

  1. De commencer par rassembler un petit groupe initial de personnes colocalisées partageant l'envie de se préparer et aider leurs entourages à se préparer aux transitions forcées à venir.
    • la colocalisation est importante puisque, comme il fautl'a rassemblerété dit, ce manuel vise à construire un plan de transition nécessairement local : bassin versant, biorégion, village.
    • la notion de famille ou d'amis qui peuvent être géographiquement éloignés, sans volonté de se rapprocher, n'entre malheureusement pas en ligne de compte
    • la perspective d'une petitereprise équiped'un initialevillage abandonné, de création d'une vision commune pour démarrer (un noyauécohameau dur)semble (quotepar “nevercontre doubtun thatbon acas groupd'usage ofdu 5-6manuel.
    • people…)
  2. D'organiser des premières réunions afin de détailler grossièrement les premières étapes :
    • quoiQuoi : organiser la transition post-industriellede la communauté locale vers un mode de vie soutenable
    • Pourquoi : des transitions forcées vont venir impacter toutes les sociétés, et il convient de s'y préparer afin de les négocier et les traverser au mieux
    • : définir le périmètre initial envisagé pour l'application du manuel : le village, le hameau (bio-pour commencer, car c'est une taille probablement trop petite pour pouvoir envisager une gion,elle village…)autonomie), un bassin versant, voire une biorégion (ce dernier niveau est probablement trop ambitieux pour un démarrage de zéro. La viabilité d'une biorégion entière est probablement plutôt à considérer à partir des interactions de plusieurs bassins versants ayant déjà commencé leur propre transition)
    • quiQui : à terme les habitants de la zone considérée au point précédent, mais pour commencer, les quelques premières personnes rassemblées pour les premières réunions.
    • Quand : identifier"le lesmeilleur intervenantsmoment àpour inviter.planter Faireun unearbre, premièrec'était réunionhier. avecLe eux2e etmeilleur leurmoment, demanderc'est s’ilmaintenant ne!" faudrait pas étendre l’invitation à d’autres personnes (“qui d’autre devrait être présent ?”)
    • quand : dès que possible !
    • commentComment : à l'aide de ce manuel 😉
    • combienCombien : quellesplusieurs sontéléments peuvent être mis derrière cette question :
      • au sujet des ressources, notamment financières, s'agissant plutôt d'une transition vers le low-tech, l'argent ne devrait pas être un problème.
      • Par ailleurs, la méthode de définition de la cible et de planification (Interactive Planning/Idealized Design (IP/ID)) s'assure explicitement que seuls les ressourcesmoyens (financiers, mais également technologies ou les connaissances) actuellement disponibles seront exploités.
      • enfin, une estimation de la population impactée peut être utile mais n'est pas strictement nécessaire : viendra qui veut et qui peut. On ne cherche pas à dispositionconvertir (ABCD:ou asset-basedimposer communityle developmentchangement, ?)
      • et
      • pourquoion ne s'adresse qu'aux seules personnes intéressées. La majorité regarde de loin et ne commencera à s'impliquer qu'une fois les premiers résultats obtenus. Enfin, il restera toujours des réfractaires qui ne voudront pas s'impliquer : transitionsil forcéesest inutile de dépenser de l'énergie pour eux. Au mieux ils peuvent être ignorés, au pire ils pourraient être une contrainte qu'il conviendra de prendre en compte dans les démarches de transition afin de ne pas s'en faire des obstacles.

Quid des initiatives déjà existantes ?

Nous sommes conscientconscients que des initiatives existent déjà (low-tech, permaculture, tiny houses, Mouvement des Colibris, etc.) Pour efficaces qu’elles puissent être, nous doutons toutefois de leur pérennité dans un monde en transition forcée de part leur caractère principalement isolé et mono thématique : une tiny house mal isolée, ayant recours à des panneaux solaires irréparables, sans accès à de la nourriture et sans liens forts avec une communauté locale nous semble par exemple d’un intérêt limité…

L'une des conditions de succès est que les participants imaginent, construisent et gèrent leurs propres solutions.

C'est pourquoi ce manuel ne propose aucune solution,solution afin(par définition inadaptée à tout contexte local en particulier) mais se contente de laisserfournir des méthodes, postures et techniques qui permettront aux participants lade possibilitétravailler d'apporterensemble, leursimaginer propresune idéesvision commune attractive, et solutions pour répondre aux problématiques que la communautémettre auraen choisiœuvre d'aborder, ainsi que l'opportunité d'imaginer d'autres solutions, plus adaptées aux souhaits et contraintes de la communauté.collectivement.