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Pourquoi ce manuel ?

Face aux informations toujours plus pressantes de la situation écologique catastrophique du monde, la perspective d’unune effondrementtransition forcée de la société thermoindustrielle et l’inadéquation des réponses apportées par les gouvernements et des entreprises, j’ai décidé de rédiger un manuel qui viserait à :

  • permettre de comprendre la situation complexe dans laquelle se trouve le monde et de la nécessité d’utiliser des approches systémiques pour agir au niveau requis
  • faciliter la co-construction de réponses adaptées à la transition forcée qui arrive, c’est à dire adaptées à la situation globale (pollution, énergie, climat…) mais ancrées dans les territoires (le niveau de la biorégion semblant le plus adapté)
  • donner les outils méthodologiques permettant aux communautés de s’organiser (gouvernance) et gérer leurs transitions

De nombreux indicateurs relatifs au climat et aux ressources (énergétiques, agricoles et autres) nous indiquent que nous allons au-devant de graves problèmes. Aucune technologie ne pourra remédier à la situation et ces problèmes, causés par la société humaine, ne peuvent être réglés ni par les gouvernements ni par la population : le 1er1er rapport “Les limites à la croissance” au Club de Rome l’avait déjà annoncé : il fallait agir drastiquement et mondialement avant les années 1980. Or, rien n’a été fait à l’époque. L’effondrementLa fin de la société thermoindustrielle (fondée sur les énergies fossiles) telle que nous la connaissons est donc inéluctable.

L’effondrementCette fin signifie deux choses dans le présent manuel :

  • la chute très forteimportante de la population en un temps trèsrelativement court, due à de multiples facteurs : diminution des ressources alimentaires, pollution, épuisement des ressources naturelles et énergétiques
  • «ainsi L’effondrement estque "le processus à l’issue duquel les besoins de base (eau, alimentation, logement, habillement, énergie, etc.) ne sont plus fournis (à un coût raisonnable) à une majorité de la population par des services encadrés par la loi." Yves Cochet, ancien ministre de l’Environnement et président de l’Institut Momentum.

À noter que leces termeexplications ne recouvrerecouvrent pas les risques liés aux éventuelles guerres (très probables) pour l’accaparation des dernières ressources disponibles et/ou les situations conflictuelles résultant des migrations massives de population pour échapper aux deux points ci-dessus.

Extrait de la traduction française de l’article Adaptation Radicale de Jem Bendell (pp 20-21) :

Ignorer le futur parce qu’il est incertain pourrait se retourner contre nous. S’enfuir pour créer nos propres éco-communautés pourrait aussi se retourner contre nous. Mais aussi bien, continuer à travailler comme nous l’avons fait jusqu’à maintenant, c’est se braquer le canon d’un pistolet contre la tempe. De là, nous pouvons décider de réfléchir à la manière de changer nos modes de fonctionnement, sans avoir de réponse simple.

C’est l’objet de ce manuel de transition systémique que de donner des méthodes permettant d’étudier la situation et de travailler collectivement àaux setransitions préparerforcées àque l’effondrement,nous allons vivre, tout en se laissant la possibilité de corriger nos décisions et actions en fonction des évolutions de la situation mondiale ainsi que locale.des conditions locales.

Après tout, il faut mieux être bien, voire trop préparé que pas assez, non ?