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Changement : Les démarches de changement fondées sur les forces

Souvent, les méthodes de changements visent à identifier les problèmes et en chercher les solutions. Pour efficaces que des méthodes puissent être, elles créent souvent des problèmes: non garantie que les solutions répondront aux problèmes, résistance au changement, manque de motivation dans leur application, culpabilisation des participants.

Il existe pourtant un autre paradigme permettant de régler les problèmes, qui consiste à partir du postulat que les problèmes n’existent pas tout le temps, et par toujours dans leur expression la plus grave qu’il soit. L’enjeu consiste donc à identifier ce qui peut déjà exister et se passer lorsque le problème est moindre ou absent, afin d’en faire plus.

Par ailleurs, s’agissant d’une transition dont les problèmes originaux sont insolubles à l’heure actuelle (trop tard pour le climat, les ressources et l’effondrement systémique), chercher à résoudre les problèmes n’a plus de sens. Autant chercher des idées dans ce qui fonctionne déjà pour voir comment c’est répétable à l’avenir, en adaptant si besoin ces solutions à un monde post-industriel.

Voici des méthodes qui ont fait leurs preuves :

  • **Appreciative Inquiry**: cette méthode consiste à rechercher explicitement le contraire positif du problème à résoudre, et identifier ce qui a pu être déjà fait dans le passé qui s’est rapproché de ce que l’on vise, puis à planifier sa réalisation.
  • **Solution Focus**: cette méthode insiste sur l’identification des plus petits pas possibles pour aller vers la situation opposée au problème.
  • **Positive Deviance**: dans cette approche collective, l’ensemble des participants est amené à identifier des cas où le problème est absent, définir une méthode d’observation et d’analyse et d’en co-décider un plan d’action pour s’approprier les pratiques identifiées qui fonctionnent.
  • **Clean Language**:

L’avantage de ces approches, outre qu’elles soient relativement faciles à apprendre, est qu’elles évitent l’écueil d’analyser un problème dans toutes ses ramifications, avant d’agir (on n’a plus tellement le temps) et de focaliser sur ce qui a déjà fait ses preuves, souvent localement (et a donc plus de chances d’être duplicable).